Anthologie : Pierre Sidos à « Ciel mon mardi! » en 1990 (Revue Militant)

« Anthologie : Pierre Sidos à « Ciel mon mardi! » en 1990″, article rédigé pour la Revue Militant (n°678 août 2014 en page 5), dirigée par André Gandillon. Bulletin d’abonnement.

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Passage de Pierre Sidos à l’émission télévisuelle de Ciel mon mardi et réaction

C’est à « Ciel mon mardi! » de l’animateur Dechavanne qu’avait été dédié une émission à « l’extrême droite » le 6 février 1990. Sur le plateau on retrouve la présence de M. Pierre Sidos, d’Olivier Mathieu et du GUD pour faire face entre autres au MRAP et à la LICRA. Débat qui, à sa suite, a suscité une vive émotion dans la presse en général. (1)

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L’émission a obtenu pour la France entière, selon les chiffres fournis par la société de sondages et d’études de marché « Médiamétrie », un taux moyen d’audience de 20.8% médiamat (1% médiamat = 494.000 personnes), soit 10.275.200 téléspectateurs ; avec une part du marché audio-visuel, dans le dernier quart d’heure, dépassant les 75% par rapport aux cinq autres chaînes de télévision réunies. (…)

Dans l’hebdomadaire « National Hebdo », M. François Brigneau a constaté que: « Tout au long de la soirée, dans le tumulte et l’explosion de la haine à la kippa, Pierre Sidos a gardé beaucoup de courage, de tranquillité, et de présence d’esprit. Malgré le hourvari, il a pu dire à peu près ce qu’il voulait à dix millions de téléspectateurs. Pour atteindre le même public, il lui aurait fallu tenir 20.000 réunions! »

     Voici quelques-uns des propos tenus par M. Pierre Sidos, lors de cette émission :

« J’ai créé et animé le journal et le mouvement Jeune nation au moment de la guerre d’Algérie, et depuis j’anime le mouvement l’Œuvre française, qui a pour emblème la croix celtique et pour devise: « La France aux Français ».

– Sur interrogation: « Vous êtes d’extrême droite depuis combien de temps ? » La réponse: « Depuis ma naissance. Mais le terme est assez impropre: je suis nationaliste. Un nationaliste n’est ni de droite ni de gauche, encore moins de gauche que de droite. J’accepte l’appellation « d’extrême France » et je n’en suis pas vexé. »

– Question accusatrice: « Vous êtes raciste ? » Réfutation: « Un nationaliste ne peut pas l’être au sens où vous l’entendez. Je suis nationaliste tout court. Cela veut dire que je donne la préférence à ma nation et à mes compatriotes. Mais la préférence ne veut pas dire l’élimination, la négation des autres, c’est évident. »

– À la question: « Êtes-vous antisémite ? » Réponse « Ni plus ni moins que Saint-Louis. »
« Qu’est-ce qu’un métèque ? » « Un métèque c’est quelqu’un qui, étant d’origine étrangère, refuse de s’assimiler. »

« Je veux dire quelque chose, qui doit être assez rare dans cette salle, deux de mes frères sont morts pour la France ; l’un en 1940 contre les Allemands, l’autre en Algérie. Cela me donne le droit de parler. » (2)

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Extrais de la réaction tirée de l’hebdomadaire Tribune juive du 16/22 février 1990 :

Pierre Sidos, notre Saint-Louis :

    À la question « êtes-vous antisémite ? » posée par l’animateur Christophe Dechavanne, Pierre Sidos, dirigeant de « l’Œuvre française », de la droite la plus extrême, répondit : « Ni plus ni moins que Saint-Louis ». Interloqués, les interlocuteurs de Pierre Sidos ne relevèrent pas le brutal aveu. Sanctifié par le pape Boniface VII, Louis IX fut en effet le plus furieux des antisémites.

La rouelle

     Ou plutôt le plus obstiné des antijudaïques. Pourtant, Saint-Louis ne désirait pas la mort des juifs qu’il haïssait, leur conversion et leur pénitence d’avoir tué Jésus lui aurait suffi. Pour les « convertis », le roi avait mille bontés, les récompensant et les logeant superbement. (…)

Par l’ordonnance de Melun en 1230, il interdit aux juifs le prêt à intérêt. Sur son ordre, le sénéchal de Carcassonne fit emprisonner des juifs  et ne les libéra qu’après versement d’une rançon destinée au trésor royal.  À Béziers, on leur défendit de vendre au marché la viande de bêtes abattues.
L’idée de faire porter aux juifs la rouelle d’infamie et de les obliger à écouter des sermons chrétiens lui fut prodiguée par l’apostat Pablo Christiani.

Les livres brûlés

     La grande affaire fut le brûlement du Talmud sur les rives de la Seine. Se méfiant d’un prosélytisme juif, le pape Grégoire IX exigea du Portugal et de la France de jeter un œil inquisiteur sur le Talmud. Saint-Louis organisa, c’était la mode, une disputation présidée par Blanche de Castille.
Le représentant des juifs fut rabbi Yehiel ben Joseph de Paris, polémiste redoutable. Le représentant de l’église fut un ancien élève du rabbi Yehiel, l’apostat Nicolas Donin de Montpellier qui proclama que le Talmud était une machine de guerre contre Jésus et la vierge Marie.
Au milieu des débats, l’archevêque de Sens, Gautier Cornut, qui avait pris la défense des juifs, fut foudroyé devant le roi. On n’avait pas besoin de ce signe pour rendre la sentence préméditée, la condamnation des juifs. Une journée d’été de 1242, vingt-quatre charretées de traités traversèrent Paris précédé par des prélats graves et purificateurs.

À son chroniqueur Joinville, le roi de France ne scella rien de sa pensée. Les discours des juifs étaient pervers et dangereux. Mieux valait leur enfoncer un couteau dans le ventre que de discuter avec eux.
À un moment, Saint-Louis fut tenté d’expulser les juifs de France. Blanche de Castille, croit-on, le lui déconseilla. (2)

(1) Émission complète « Pierre Sidos à Ciel mon mardi! »

(2) Les amis de Pierre Sidos sur le sujet

Florian Rouanet, secrétaire des Amis de Pierre Sidos.