Le nationalisme et le fascisme

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Le nationalisme :

L’origine du terme : avant de définir la chose, il est intéressant de remonter au tout premier emploi du terme. Ce qui permet de trancher sur sa définition. La première origine du nationalisme est contre-révolutionnaire, et c’est grâce à l’abbé Augustin Barruel qui a pu mettre la main sur des documents maçonniques importants de l’époque révolutionnaire du XVIIIe siècle, que nous le savons très clairement. En effet, Adam Weishaupt le juif prussien et conjuré de la Révolution-subversion, fondateur des Illuminés de Bavière, a opposé dans ses textes « les partisans de l’amour national, ou nationalisme » et « les partisans de l’amour général » faisant référence ainsi à ladite République universelle, universaliste et sans frontière.
C’est une réaction contre la subversion bourgeoise et libérale de 1789.

La confusion : Il y eut une confusion sur le terme dès le début du XIXe siècle, à cause des républicains qui nommaient parfois « nationalisme » leur « théorie des nationalités ». Or, c’est ici l’origine de cette volonté de naturaliser tout corps étranger à la nation, le but étant de « républicaniser » les esprits, si bien que ces principes portent en eux-mêmes la naturalisation des étrangers qui a complètement dégénéré aujourd’hui. À l’époque, ce sont d’abord des juifs laïcisés qui accédaient au droit d’être considérés « français » par leur république.
Et c’est à Maurice Barrès que l’on doit la définition du nationalisme qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, grâce à la prédominance de ce titre d’article emblématique dans Le Figaro : « La querelle des nationalistes et des cosmopolites ». Les cosmopolites, c’est ainsi que l’on surnommait les mondialistes un siècle auparavant, puisque le projet de gouvernement mondial n’était pas aussi apparent qu’aujourd’hui. Suite à cela, le terme prit une telle envergure que les républicains n’osent plus l’employer et ont fini par l’abandonner.

Les nationalistes : nous avons eu nos penseurs et nos hommes d’action. Au départ il y eut Édouard Drumont, qui n’était pas connu que pour être un rude antijuif, mais également pour avoir défendu l’héritage du peuple français. Tout un petit peuple de paysans, d’ouvriers, d’actionnaires, de policiers et de curés suivait ses activités. Il est connu pour avoir critiqué toute l’actualité de la IIIe république, de même que nous nous opposons aujourd’hui à la Ve république.
On sort ensuite du pessimisme défaitiste dont Drumont était imprégné (auteur d’un livre au titre significateur de « La fin d’un monde ») grâce à Barrès, plus voué à l’action et proche de ligues patriotiques ; c’est le début d’une famille militante. Barrès affirme que « le nationalisme est une amitié » et que c’est aussi « l’acceptation d’un déterminisme », l’acceptation de ce qui est inné en nous, nous dépendons de ceux qui nous ont précédés, nos glorieux ancêtres vivent à travers nous, c’est ce qu’il appelle « la terre et les morts ». L’ordre naturel des choses.
Bien évidemment, on ne peut faire l’impasse sur Charles Maurras, un grand doctrinaire qui a rédigé des milliers de pages, dont nous ne sommes pas obligés de partager toutes les conclusions mais bien d’en tirer le meilleur. Sa pensée est à la fois scientifique et rationaliste (pas au sens desdites Lumières), basée sur l’expérience de l’Empirisme organisateur et du Nationalisme intégral qui renvoie au principe monarchique le plus fort.
On retrouve toute une synthèse de ces doctrinaires dans un livre, longtemps recommander aux militants nationalistes mais plus difficilement trouvable aujourd’hui : Doctrines du nationalisme de Jacques Ploncard d’Assac, livre où l’auteur traite de la doctrine politique non seulement en France mais même en Europe. Logique puisqu’il y a autant de nationalismes que de nations, chaque nation possède ses particularités.
Nous pouvons éventuellement revendiquer d’autres penseurs qui ne se sont pas défini proprement avec ce terme, comme Alexis Carrel, Joseph de Maistre et d’autres…

La définition : c’est en un mot défendre « le sol, le sang, et le ciel » pour reprendre une formule d’André Gandillon. C’est-à-dire défendre son patrimoine, son territoire, sa géographie, son peuple, sa race, son esprit et sa spiritualité. C’est aussi défendre sa souveraineté dans tous les domaines : aussi bien politique que financière, aussi bien culturelle que dans les ordres militaires…etc. C’est défendre le Bien commun.
Pour ce qui est de son aspect social, ses idées sont éprises d’un « socialisme » mais non démocratique, c’est-à-dire essentiellement attachés au Principe de subsidiarité et aux Corporations de métiers supprimés en 1791 par le franc-maçon Le Chapelier spoliateur des honnêtes gens. C’est déléguer a des échelons inférieurs tant qu’il est possible pour qu’une nation soit bien organisée en : villages-communes, départements-régions, villes-capitale, état-nation… De même qu’il existe des cercles naturelles qui lient l’individu a sa famille (proche, élargie et pourquoi pas militante) et a sa communauté régionale et nationale.

Le patriotisme : quelque chose de fort charnel, relatif à l’esprit militaire, il s’agit de défendre la Terre des pères, de défendre ses frontières. Alors que le nationalisme s’attache à l’Esprit des pères. Une distinction parfaitement opérée par Maurras.
Les deux doivent aller de pair, sans que le patriotisme physique (guerrier) empiète sur le nationalisme spirituel (lié à l’esprit), l’âme étant plus importante que le corps. C’est la distinction entre gaullisme et « pétainisme » comme nous le montre l’exemple dernière guerre mondiale en France.

L’héritage : nous avons un peuple d’origine celte et romaine, mais aussi franque dans le nord et wisigoth dans le sud, et dont la mission civilisatrice lui est donnée depuis le baptême de Clovis en 496.

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Le fascisme :

Mussolini en Italie : une autre doctrine nationale. Même si le mouvement fasciste prend pied avec la victoire de Benito Mussolini incarnée par la Marche sur Rome en automne 1922, et même si le Duce a affirmé d’abord que « le fascisme n’est pas un article d’exportation » ce ne sera plus un mouvement strictement italien. Rappelons pour commencer, que le Duce du fascisme a été influencé par différents penseurs, et parfois français, tels que Charles Péguy, Georges Sorel et en partie les nationalistes français cités plus haut.

Exportation en Europe : si l’expression du fascisme diffère selon les particularités nationales, on retrouve une même base dans cet idéal qui a embrasé toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres, à savoir : en France avec le Francisme de Marcel Bucard, reconnu après coup par Mussolini comme « l’expression du fascisme à la française » (mouvement qu’il a d’ailleurs soutenu financièrement), et en Espagne avec la Phalange bien que José-Antonio Primo de Rivera dit bien vouloir se distinguer du Faisceau italien.

Les principes : si c’est d’abord un mouvement porter sur l’action, une fois à la tête de sa patrie, Mussolini affirme qu’il faut « se donner un corps de doctrine » sous peine de disparaître… Le fascisme comparé au nationalisme stricte, est teinté de plus d’idéal, de mystique, de poésie et d’esthétique (ce qui n’empêche pas le réalisme). C’est ce qui apporte au nationalisme une certaine fraicheur. Le fascisme vise plus volontiers à une entente européenne, entre nations, pour défendre la civilisation blanche et chrétienne contre les deux mamelles internationalistes, le communisme et le libéralisme. Comme le rappelle Pierre Sidos : l’État fasciste a su concilier l’état et la religion ainsi que le social et le national. C’est un socialisme libéré de l’élément démocratique et quel bel exemple que celui du Duce brûlant symboliquement la dette pour dire à ces escrocs transnationaux qu’ils n’auront rien, ou encore en conduisant bien des banques au cimetière pour préserver son unité et éviter d’appliquer des mesures contraignantes envers et contre son peuple.

L’être fasciste : c’est avoir une volonté forte, l’idée de lutter contre ses vils instincts et les bas plaisirs. En somme une exhalation et un renforcement de l’esprit, le fasciste aimer l’action, le dépassement de soi, la camaraderie, l’ordre, en bref : le beau et le vrai !

Une doctrine universelle : Pour approfondir sur le sujet vous pouvez lire les écrivains fascistes français Maurice Bardèche et Robert Brasillach. L’universalité d’un tel idéal se retrouve dans les analyses de Bardèche qui voit en l’Égypte de Nasser ou encore chez Évita et le général Perron : un fascisme ou une forme de fascisme. C’est désormais le seul chemin qui mène à Rome, ville « qui a donnée trois civilisations à l’humanité et au monde » comme le montre l’histoire : entre romanité, catholicité et fascismes nationaux.
Tout ce qui est de principe monarchique est nôtre.

Texte tiré de deux discours donnés au Camp école de Jeune nation, promotion Robert Brasillach,le 10 juillet 2015.

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5 réflexions sur “Le nationalisme et le fascisme

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