Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique (Revue Militant)

«Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°681 d’avril 2016 en pages 4&5).
Bulletin d’abonnement.

676

La Croix celtique, longtemps réservée à la partie nord-occidentale du continent européen, dont les hauts vestiges sont : l’Irlande, l’Écosse et la Bretagne ; est aujourd’hui présente dans le monde entier.

Dans sa représentation aboutie, il s’agit de l’association d’une couronne et d’une croix grecque qui dépasse la circonférence du cercle.

Les représentations primitives et antiques :

C’est 6000 ans av JC qu’apparaît le premier emblème solaire, sa plus ancienne filiation, celle de la «roue à quatre rayons». Ce qui donnera vers 800 av JC la «rouelle solaire» et la « roue de chars solaires » présentent sur tout le vieux continent.

La symbolique implique l’idée de mouvement, le soleil, qui rythme la journée, et les quatre rayons, qui évoquent les quatre saisons.

La population celte, qui succède à l’âge de bronze, donne son nom à cette Croix cerclée. Il est important de constater que les druides de l’époque sacralisaient l’espace, avec des constructions religieuses aux frontières, initiant une sorte de patriotisme tribal, à la fois unitaire et spirituel.

Cette Croix, pas exclusivement celte, était présente également dans le folklore germanique, importée et exportée chez les Nordiques dû aux pillages et aux missionnaires, ainsi que chez les Indiens sioux en Amérique du nord. Il faut simplement voir ici, l’universalité de certains symboles.

La christianisation du symbole :

D’abord vu comme l’emblème de la persécution païenne, l’artiste chrétien ne représenta pas de Croix avant le IVe siècle. Il fallut donc attendre la Vraie Croix de sainte Hélène, pour imposer la Croix latine.

L’adhésion des Celtes au christianisme va renouveler leur art, et les moines irlandais ont voulu cette mutation de la roue solaire en Croix celtique. Une nouvelle forme donc,  suffisamment différente pour y mettre une autre définition. Et dès le VIIIe siècle, on retrouve la représentation aboutie de la Croix celte, telle que nous la connaissons de nos jours.

Elle sera présente dans l’architecture française et catholique. Utilisée par le Roi-Soleil Louis XIV, par les Bretons, ainsi que dans l’Église sous le nom de Croix eucharistique.

Des utilisations profanes contemporaines vont ensuite contribuer un peu plus à sa notoriété, entre néo-paganisme et littérature romancière…

La Croix cadet du Père Paul Doncœur :

Il est le précurseur de l’utilisation politique de la Croix celtique et en fait son emblème personnel, nommé Croix cadet.

En tant qu’aumônier pour la 28e brigade R.I., il aménage une chapelle souterraine à Notre-Dame de Vingré et fait sculpter cette Croix cadet au bas de l’autel.

Elle est aussi sa signature politique : le texte relatant son action dans «La Compagnie de Jésus» est signé de cette Croix. Et l’action de premier plan menée par le Père pour la défense de la religion contre le laïcisme durant l’entre-deux-guerres donnera une notoriété nouvelle à l’emblème.

La reprise par l’État français :

Sous le Maréchal Pétain, deux organisations retiennent notre attention pour leur emploi de l’emblème concerné. Les cadets d’Algérie reprennent la représentation en la nommant Croix d’airain, définie ainsi dans le Manuel des cadets : «le symbole de la jeunesse française». Et les Équipes nationales  empruntent le symbole à cette même jeunesse légionnaire d’Algérie.

L’emploi du symbole par l’État français va cependant passer pratiquement inaperçu, jusqu’à ce que viennent : les militants nationalistes français.

L’utilisation politique contemporaine :

Pierre Sidos : homme qui a la paternité et la légitimité absolue de son utilisation. Il déclare l’avoir choisie après l’avoir dessinée pendant son internement au camp du Struthof entre 1944 et 1946. Dans l’esprit de monsieur, il s’agissait de prendre «un symbole puissant capable de s’opposer à la croix de Lorraine choisie par De Gaulle». Et il définit ainsi la «Celtos» : «L’union d’une croix (spiritualité) et d’une couronne (souveraineté), à allier avec les couleurs du drapeau (nationalité). Ainsi elle incarne le nationalisme pas comme certains mouvements qui l’usurpe par leurs conceptions.»  (1)
Jeune nation : En la choisissant en 1954, la Croix cerclée restée jusqu’ici confidentielle aura un destin national. Le mouvement en répand usage en la peignant sur les murs de la métropole et d’Algérie.

L’emblème sera également employé par de nombreuses organisations, dont Occident et l’OAS par exemple.

Pour chaque militant engagé la celtos : «incarne dans leur esprit une volonté de réaction des peuples européens face à la subversion qui mine le continent occidental.» Symbole qui synthétise en une représentation simple toute leur doctrine. (2)

Elle est chantée dans le 4e couplet des Lansquenets et dans Nous voulons rester français composé par M. Sidos en 1964 sur l’air des Dragons de Noailles.

Une conclusion :

La Croix celtique, entre histoire et symbolisme, de la période antique à la période contemporaine en passant par l’épopée médiévale, a su conserver son identification, qui s’en est retrouvée fortifiée.

À nous de l’imposer, de faire triompher nos symboles, ceux de la France éternelle et de la civilisation européenne ; que ce soit le lys, la francisque ou le faisceau…etc. Ils sont une référence culturelle forte et primordiale dans la société d’image actuelle. (3)

(1) Les amis de Pierre Sidos – Croix celtique

(2) Thierry Bouzard – La Croix celtique, histoire et symbolisme.

(3) Ma conférence

Florian Rouanet.

Entretien d’avril 2016 avec André Gandillon

Entretien filmé numéro 6 de la Revue Militant en compagnie du rédacteur en chef André Gandillon avec 2 dossiers à thèmes :

La France est un sol, un sang et un destin :

Réponse à l’antinationalisme de François Hollande :