L’idée fasciste est nationale et universelle (Revue Militant)

«L’idée fasciste est nationale et universelle», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°683 de juin 2016 en pages 4&5). Bulletin d’abonnement.

2016 Juin - L'idée fasciste et nationale et universelle

2016 Juin - L'idée fasciste et nationale et universelle 2

L’idée fasciste est nationale et universelle

« Je ne pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse. »

Robert Brasillach – Lettre à un soldat de la classe 60.

La «poésie» qui a embrasé toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres, prend certes pied en Italie avec la Marche des chemises noires sur Rome en automne 1922. Ceci dit ajoutons de suite que le Duce du fascisme lui-même a été fort influencé par différents penseurs et souvent français tels que Sorel, Péguy, Barrès, Maurras ou encore de Maistre…, etc. Ce qui nous permet de répondre avec Sérrant entre autres choses qu’«On a beaucoup reproché aux fascistes français d’avoir méconnu le génie national, en allant demander leur inspiration aux pays étrangers. Il est plus exact de dire que ce sont les pays étrangers qui ont parfois emprunté à des penseurs français les éléments doctrinaux de leurs révolutions nationales. » (1)

Et de fait, les fascismes nationaux ont existé à partir de cette période, ne serait-ce que par l’expression Phalangiste en Espagne, le Francisme et pourquoi pas Le Faisceau en France, ou encore la Garde de fer en Roumanie…, etc.

L’idée fasciste n’est donc pas «étroitement» italienne, contrairement à la volonté de Maurras saluant le fascisme comme exclusivement italien, en considérant que le bien commun ne pourrait dépasser les intérêts privés d’une nation en particulier. Or comme le constate Sidos : «le fascisme doit être perçu comme n’étant plus un phénomène strictement italien, dès lors que de tous ses ennemis le principal était le communisme international, autrement dit le socialisme marxiste, le bolchevisme. Aussi en vient-on à considérer que sa chute, due en grande partie au degré de puissance matérielle de la coalition antifasciste des démocraties libérales et de l’Union soviétique dirigée par Staline, a occasionné une régression incontestable de la civilisation européenne et de la chrétienté universelle. (2)

Pour prouver l’universalité d’un tel principe, rien n’est plus pratique que de remonter à la source en citant le fondateur premier de cette nouvelle ère, Mussolini : «J’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation est universel : italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c’est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XXe siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite. Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. (…) « J’entends l’honneur des nations dans la contribution qu’elles ont fournie à la culture de l’humanité». (3)

 

L’universel devient un principe tiré de la nature humaine elle-même, et celle des sociétés, la subversion mondialiste n’a finalement que singé l’universalisme, notamment chrétien, en voulant détruire les nations et les peuples de surcroît.

Aussi, le principe national d’un état souverain n’empêche pas cet universalisme, pas plus qu’il empêche le patriotisme qui est plus attaché à la géographie, aux frontières et aux notions charnelles de la terre et de nos ancêtres. L’universalité n’empêche pas l’existence des cultures nationales, au mieux elle les transcende et les sublimes, chaque nation, chaque communauté constitue toujours une véritable «unité de destin dans l’universel» comme le dit si bien le phalangiste J-A Primo de Rivera. Ainsi, la France conservera dans la Grande Europe son rôle de Fille aînée de l’Église. L’auteur Merel ajouterait ceci sur la question : «Le fascisme est un universalisme fondé sur la reconnaissance des valeurs morales objectives induites par une nature humaine identique en tout homme» et il «fait s’harmoniser adéquatement la protection des particularités nationales et la promotion des valeurs universelles». (4)

L’universel, tout comme le «racialisme» d’ailleurs, ne doit pas pour autant nous faire oublier, ou pires, nier les nationalités qui se sont constituées à travers l’histoire. Les nationalités sont tout au plus à «tempérer», tant les appétits nationaux et les cultures peuvent être antagonistes, c’est l’Église qui jouait ce rôle de tempérance en tout temps. Au final, chacun a son identité et c’est tant mieux, car pour être bon Européen encore faut-il d’abord être bon Français, bon Espagnol, bon Italien…, etc.

Dans le même ordre d’idée, par souci d’épurer le national-socialisme, Bardèche reprochait l’erreur suivante à Adolf Hitler : «Ce fut de jouer cette carte germanique seule et surtout de jouer l’homme germanique seul, à l’exclusion des autres hommes. Le fascisme n’a jamais rien dit sur l’homme germanique seul. Il aime bien l’homme germanique, le fascisme, il n’est pas contre : mais il ne lui reconnaît aucune exclusivité, il lui reconnaît des qualités, ce qui n’est pas la même chose, mais aucune exclusivité, et il n’y a pas de raison, je veux dire il n’y a aucune raison universelle, aucune raison de sagesse et de justice pour lui conférer en effet une exclusivité. Car l’Europe n’est pas seulement le Saint-Empire, elle est aussi l’Europe de César, elle est aussi la France de Louis XIV.» (5)

 

Également, à ceux qui, par sophisme ou par manque de formation, souvent issue des milieux de la Nouvelle droite, verraient dans le fascisme un simple esthétisme, rappelons tout de même que le mouvement des Faisceaux de combat n’a pas été seulement militant et porté vers le beau, mais il comprenait également un idéal et même une doctrine : « Il faut mettre les fascistes en contact les uns avec les autres et faire en sorte que leur activité soit aussi une activité de doctrine, une activité d’esprit et de pensée». Cette nécessité apparaissait comme pragmatique et vitale pour Mussolini dès 1924 : «Le fascisme italien, sous peine de mourir ou, pis encore, de se suicider, doit se donner un corps de doctrine.» ! (3)

Ces lignes n’ont pas la prétention de déterminer tout ce que peut incarner le fascisme, ses erreurs ou ses bienfaits, mais exposé en ce sens, avec la pensée fasciste par certains de ses promoteurs qui revendiquent tous l’universalité d’un tel principe en même temps que les valeurs nationales. Tout en assumant le meilleur de l’histoire à travers l’antiquité, le médiéval et le contemporain. La révolution fasciste ne peut être qu’universelle, européenne, nationale, sociale, organique, spirituelle, et contre-révolutionnaire : c’est-à-dire l’antithèse nette et catégorique de la grande cassure de 1789, ou elle ne sera pas !

C’est le seul chemin qui mène à la ville éternelle, resplendissante sous le soleil, et qui aura donné trois modèles de civilisations à l’humanité et au monde : la romanité, la catholicité et le fascisme.

 

« Désormais, c’est le seul chemin qui mène à Rome, dans la mesure du possible. »

Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(1) Paul Sérrant – Le romantisme fasciste.

(2) Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(3) Benito Mussolini – La doctrine du fascisme.

(4) Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

(5) Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ?

 

Florian Rouanet.

Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique (Revue Militant)

«Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°681 d’avril 2016 en pages 4&5).
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La Croix celtique, longtemps réservée à la partie nord-occidentale du continent européen, dont les hauts vestiges sont : l’Irlande, l’Écosse et la Bretagne ; est aujourd’hui présente dans le monde entier.

Dans sa représentation aboutie, il s’agit de l’association d’une couronne et d’une croix grecque qui dépasse la circonférence du cercle.

Les représentations primitives et antiques :

C’est 6000 ans av JC qu’apparaît le premier emblème solaire, sa plus ancienne filiation, celle de la «roue à quatre rayons». Ce qui donnera vers 800 av JC la «rouelle solaire» et la « roue de chars solaires » présentent sur tout le vieux continent.

La symbolique implique l’idée de mouvement, le soleil, qui rythme la journée, et les quatre rayons, qui évoquent les quatre saisons.

La population celte, qui succède à l’âge de bronze, donne son nom à cette Croix cerclée. Il est important de constater que les druides de l’époque sacralisaient l’espace, avec des constructions religieuses aux frontières, initiant une sorte de patriotisme tribal, à la fois unitaire et spirituel.

Cette Croix, pas exclusivement celte, était présente également dans le folklore germanique, importée et exportée chez les Nordiques dû aux pillages et aux missionnaires, ainsi que chez les Indiens sioux en Amérique du nord. Il faut simplement voir ici, l’universalité de certains symboles.

La christianisation du symbole :

D’abord vu comme l’emblème de la persécution païenne, l’artiste chrétien ne représenta pas de Croix avant le IVe siècle. Il fallut donc attendre la Vraie Croix de sainte Hélène, pour imposer la Croix latine.

L’adhésion des Celtes au christianisme va renouveler leur art, et les moines irlandais ont voulu cette mutation de la roue solaire en Croix celtique. Une nouvelle forme donc,  suffisamment différente pour y mettre une autre définition. Et dès le VIIIe siècle, on retrouve la représentation aboutie de la Croix celte, telle que nous la connaissons de nos jours.

Elle sera présente dans l’architecture française et catholique. Utilisée par le Roi-Soleil Louis XIV, par les Bretons, ainsi que dans l’Église sous le nom de Croix eucharistique.

Des utilisations profanes contemporaines vont ensuite contribuer un peu plus à sa notoriété, entre néo-paganisme et littérature romancière…

La Croix cadet du Père Paul Doncœur :

Il est le précurseur de l’utilisation politique de la Croix celtique et en fait son emblème personnel, nommé Croix cadet.

En tant qu’aumônier pour la 28e brigade R.I., il aménage une chapelle souterraine à Notre-Dame de Vingré et fait sculpter cette Croix cadet au bas de l’autel.

Elle est aussi sa signature politique : le texte relatant son action dans «La Compagnie de Jésus» est signé de cette Croix. Et l’action de premier plan menée par le Père pour la défense de la religion contre le laïcisme durant l’entre-deux-guerres donnera une notoriété nouvelle à l’emblème.

La reprise par l’État français :

Sous le Maréchal Pétain, deux organisations retiennent notre attention pour leur emploi de l’emblème concerné. Les cadets d’Algérie reprennent la représentation en la nommant Croix d’airain, définie ainsi dans le Manuel des cadets : «le symbole de la jeunesse française». Et les Équipes nationales  empruntent le symbole à cette même jeunesse légionnaire d’Algérie.

L’emploi du symbole par l’État français va cependant passer pratiquement inaperçu, jusqu’à ce que viennent : les militants nationalistes français.

L’utilisation politique contemporaine :

Pierre Sidos : homme qui a la paternité et la légitimité absolue de son utilisation. Il déclare l’avoir choisie après l’avoir dessinée pendant son internement au camp du Struthof entre 1944 et 1946. Dans l’esprit de monsieur, il s’agissait de prendre «un symbole puissant capable de s’opposer à la croix de Lorraine choisie par De Gaulle». Et il définit ainsi la «Celtos» : «L’union d’une croix (spiritualité) et d’une couronne (souveraineté), à allier avec les couleurs du drapeau (nationalité). Ainsi elle incarne le nationalisme pas comme certains mouvements qui l’usurpe par leurs conceptions.»  (1)
Jeune nation : En la choisissant en 1954, la Croix cerclée restée jusqu’ici confidentielle aura un destin national. Le mouvement en répand usage en la peignant sur les murs de la métropole et d’Algérie.

L’emblème sera également employé par de nombreuses organisations, dont Occident et l’OAS par exemple.

Pour chaque militant engagé la celtos : «incarne dans leur esprit une volonté de réaction des peuples européens face à la subversion qui mine le continent occidental.» Symbole qui synthétise en une représentation simple toute leur doctrine. (2)

Elle est chantée dans le 4e couplet des Lansquenets et dans Nous voulons rester français composé par M. Sidos en 1964 sur l’air des Dragons de Noailles.

Une conclusion :

La Croix celtique, entre histoire et symbolisme, de la période antique à la période contemporaine en passant par l’épopée médiévale, a su conserver son identification, qui s’en est retrouvée fortifiée.

À nous de l’imposer, de faire triompher nos symboles, ceux de la France éternelle et de la civilisation européenne ; que ce soit le lys, la francisque ou le faisceau…etc. Ils sont une référence culturelle forte et primordiale dans la société d’image actuelle. (3)

(1) Les amis de Pierre Sidos – Croix celtique

(2) Thierry Bouzard – La Croix celtique, histoire et symbolisme.

(3) Ma conférence

Florian Rouanet.

À propos des pseudos nationalistes russes (La Politique)

« À propos des pseudos nationalistes russes », article rédigé pour La Politique, lettre d’information mensuelle des Cercles nationalistes français, N°171 de février 2016 en page 5 :

FR La Politique

Version première :

Les fameux militants « nationalistes » en Russie :

 

– Un mouvement et ses idées : (1)

Le nationalisme gagnant du terrain actuellement fait que le qualificatif est employé à tort par certains groupements. C’est le cas avec Greenline Front, qui se présente comme « une formation de protection animale et écologique qui adhère à des idées racialistes et nationalistes ».

Le nom en anglo-saxon pour un mouvement slave en dit long.

 

Par écologisme, ils revendiquent une philosophie proche du Nouvel âge, la nouvelle religion mondiale naturaliste : « De quelle considération de leur part peut-on parler à l’égard de la nature ? Ils sont absolument indifférents à tout. (…) Ils pensent qu’abuser de mère Nature est normal. » Affligeant de débilité. Et cela va de pair avec leur antichristianisme primaire : « Nous ne soutenons pas les religions monothéistes. Nous soutenons le « rodnoverie » c’est-à-dire le paganisme slave. Le christianisme a apporté beaucoup de négatifs dans notre société, en plaçant l’homme au centre de l’univers. La vision du monde anthropocentrique est absolument contraire à la vision du monde païenne. »

 

Dans leur entretien, Poutine est vue comme un immigrationniste ayant un discours de façade. Et dans le cas de l’Ukraine, l’agression est également russe pour eux, omettant que le premier agresseur dans l’affaire est l’Occident sionisé. L’impérialisme russe est dénoncé comme si la fidélité à son histoire nationale impliquerait forcément d’être idéologiquement communiste et ajoute : « Le cadavre de Lénine est encore dans son mausolée, et les gens sont nostalgiques de l’Union soviétique… »

Ces écolos russes s’opposent ici aux intérêts de leur propre pays par leur appui systématique à l’Ukraine de l’Ouest.

 

– L’affaire judiciaire dont ils sont l’objet : (2)

On lit : « Arrestation de 60 militants nationalistes en Russie par la police politique de Vladimir Poutine. En effet, on voit les priorités du Kremlin dans la lutte contre l’islam radical. »

« La police politique a fait une perquisition dans un ancien manoir qui leur servait de local sous le prétexte que des personnes étaient impliquées dans la destruction d’une statue de Lenine et de soutien à des organisations terroristes ukrainiennes.

Les autorités ont trouvé quelques drapeaux du IIIe Reich et du matériel de défense. »

« Au final, 4 membres risquent une peine de deux ans fermes pour destruction de monument historique »

« Le procureur s’est vanté dans les journaux de clamer « Ici, à Novosibirk ils ne seront pas l’Ukraine ». »

 

En fait ces « nationalistes » sont en réalité des activistes néo-païens et européistes qui fantasment sur l’Ukraine de l’Ouest et l’IIIe Reich version Société de Thulé au nom d’une race blanche mythifiée et « transnationale ».

 

Face à cela, la Russie de Poutine applique aujourd’hui une politique de restauration nationale, comme le défend Philippe Ploncar d’Assac, ou encore André Gandillon, rédacteur en chef de la Revue Militant, dans notre entretien faisant un tour sur l’actualité russe. (3)
Florian Rouanet.

 

(1) Présentation de Greenline front

(2) Perquisition en Russie

(3) La Russie de Poutine pour la Militant

 

Anthologie : Pierre Sidos à « Ciel mon mardi! » en 1990 (Revue Militant)

« Anthologie : Pierre Sidos à « Ciel mon mardi! » en 1990″, article rédigé pour la Revue Militant (n°678 août 2014 en page 5), dirigée par André Gandillon. Bulletin d’abonnement.

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Passage de Pierre Sidos à l’émission télévisuelle de Ciel mon mardi et réaction

C’est à « Ciel mon mardi! » de l’animateur Dechavanne qu’avait été dédié une émission à « l’extrême droite » le 6 février 1990. Sur le plateau on retrouve la présence de M. Pierre Sidos, d’Olivier Mathieu et du GUD pour faire face entre autres au MRAP et à la LICRA. Débat qui, à sa suite, a suscité une vive émotion dans la presse en général. (1)

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L’émission a obtenu pour la France entière, selon les chiffres fournis par la société de sondages et d’études de marché « Médiamétrie », un taux moyen d’audience de 20.8% médiamat (1% médiamat = 494.000 personnes), soit 10.275.200 téléspectateurs ; avec une part du marché audio-visuel, dans le dernier quart d’heure, dépassant les 75% par rapport aux cinq autres chaînes de télévision réunies. (…)

Dans l’hebdomadaire « National Hebdo », M. François Brigneau a constaté que: « Tout au long de la soirée, dans le tumulte et l’explosion de la haine à la kippa, Pierre Sidos a gardé beaucoup de courage, de tranquillité, et de présence d’esprit. Malgré le hourvari, il a pu dire à peu près ce qu’il voulait à dix millions de téléspectateurs. Pour atteindre le même public, il lui aurait fallu tenir 20.000 réunions! »

     Voici quelques-uns des propos tenus par M. Pierre Sidos, lors de cette émission :

« J’ai créé et animé le journal et le mouvement Jeune nation au moment de la guerre d’Algérie, et depuis j’anime le mouvement l’Œuvre française, qui a pour emblème la croix celtique et pour devise: « La France aux Français ».

– Sur interrogation: « Vous êtes d’extrême droite depuis combien de temps ? » La réponse: « Depuis ma naissance. Mais le terme est assez impropre: je suis nationaliste. Un nationaliste n’est ni de droite ni de gauche, encore moins de gauche que de droite. J’accepte l’appellation « d’extrême France » et je n’en suis pas vexé. »

– Question accusatrice: « Vous êtes raciste ? » Réfutation: « Un nationaliste ne peut pas l’être au sens où vous l’entendez. Je suis nationaliste tout court. Cela veut dire que je donne la préférence à ma nation et à mes compatriotes. Mais la préférence ne veut pas dire l’élimination, la négation des autres, c’est évident. »

– À la question: « Êtes-vous antisémite ? » Réponse « Ni plus ni moins que Saint-Louis. »
« Qu’est-ce qu’un métèque ? » « Un métèque c’est quelqu’un qui, étant d’origine étrangère, refuse de s’assimiler. »

« Je veux dire quelque chose, qui doit être assez rare dans cette salle, deux de mes frères sont morts pour la France ; l’un en 1940 contre les Allemands, l’autre en Algérie. Cela me donne le droit de parler. » (2)

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Extrais de la réaction tirée de l’hebdomadaire Tribune juive du 16/22 février 1990 :

Pierre Sidos, notre Saint-Louis :

    À la question « êtes-vous antisémite ? » posée par l’animateur Christophe Dechavanne, Pierre Sidos, dirigeant de « l’Œuvre française », de la droite la plus extrême, répondit : « Ni plus ni moins que Saint-Louis ». Interloqués, les interlocuteurs de Pierre Sidos ne relevèrent pas le brutal aveu. Sanctifié par le pape Boniface VII, Louis IX fut en effet le plus furieux des antisémites.

La rouelle

     Ou plutôt le plus obstiné des antijudaïques. Pourtant, Saint-Louis ne désirait pas la mort des juifs qu’il haïssait, leur conversion et leur pénitence d’avoir tué Jésus lui aurait suffi. Pour les « convertis », le roi avait mille bontés, les récompensant et les logeant superbement. (…)

Par l’ordonnance de Melun en 1230, il interdit aux juifs le prêt à intérêt. Sur son ordre, le sénéchal de Carcassonne fit emprisonner des juifs  et ne les libéra qu’après versement d’une rançon destinée au trésor royal.  À Béziers, on leur défendit de vendre au marché la viande de bêtes abattues.
L’idée de faire porter aux juifs la rouelle d’infamie et de les obliger à écouter des sermons chrétiens lui fut prodiguée par l’apostat Pablo Christiani.

Les livres brûlés

     La grande affaire fut le brûlement du Talmud sur les rives de la Seine. Se méfiant d’un prosélytisme juif, le pape Grégoire IX exigea du Portugal et de la France de jeter un œil inquisiteur sur le Talmud. Saint-Louis organisa, c’était la mode, une disputation présidée par Blanche de Castille.
Le représentant des juifs fut rabbi Yehiel ben Joseph de Paris, polémiste redoutable. Le représentant de l’église fut un ancien élève du rabbi Yehiel, l’apostat Nicolas Donin de Montpellier qui proclama que le Talmud était une machine de guerre contre Jésus et la vierge Marie.
Au milieu des débats, l’archevêque de Sens, Gautier Cornut, qui avait pris la défense des juifs, fut foudroyé devant le roi. On n’avait pas besoin de ce signe pour rendre la sentence préméditée, la condamnation des juifs. Une journée d’été de 1242, vingt-quatre charretées de traités traversèrent Paris précédé par des prélats graves et purificateurs.

À son chroniqueur Joinville, le roi de France ne scella rien de sa pensée. Les discours des juifs étaient pervers et dangereux. Mieux valait leur enfoncer un couteau dans le ventre que de discuter avec eux.
À un moment, Saint-Louis fut tenté d’expulser les juifs de France. Blanche de Castille, croit-on, le lui déconseilla. (2)

(1) Émission complète « Pierre Sidos à Ciel mon mardi! »

(2) Les amis de Pierre Sidos sur le sujet

Florian Rouanet, secrétaire des Amis de Pierre Sidos.