Vichy/Pétain : alliance de l’État français et de l’Église catholique

  • «Vichy/Pétain : alliance de l’État français et de l’Église catholique» est une conférence du 1er octobre 2016 donnée à Paris :

  • Sommaire de la vidéo :

Ascension au pouvoir, œuvre sociale, francité, ordres temporel et spirituel, Église et État, renouveau de ferveur religieuse, consécration à Notre-Dame, retour de l’enseignement catholique, opposition maçonnique et démocrate-chrétienne, contexte international, entre collaboration et résistance politique…

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France natio

Deus Vult

Johan Livernette

La contre-révolution

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L’idée fasciste est nationale et universelle (Revue Militant)

«L’idée fasciste est nationale et universelle», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°683 de juin 2016 en pages 4&5). Bulletin d’abonnement.

2016 Juin - L'idée fasciste et nationale et universelle

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L’idée fasciste est nationale et universelle

« Je ne pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse. »

Robert Brasillach – Lettre à un soldat de la classe 60.

La «poésie» qui a embrasé toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres, prend certes pied en Italie avec la Marche des chemises noires sur Rome en automne 1922. Ceci dit ajoutons de suite que le Duce du fascisme lui-même a été fort influencé par différents penseurs et souvent français tels que Sorel, Péguy, Barrès, Maurras ou encore de Maistre…, etc. Ce qui nous permet de répondre avec Sérrant entre autres choses qu’«On a beaucoup reproché aux fascistes français d’avoir méconnu le génie national, en allant demander leur inspiration aux pays étrangers. Il est plus exact de dire que ce sont les pays étrangers qui ont parfois emprunté à des penseurs français les éléments doctrinaux de leurs révolutions nationales. » (1)

Et de fait, les fascismes nationaux ont existé à partir de cette période, ne serait-ce que par l’expression Phalangiste en Espagne, le Francisme et pourquoi pas Le Faisceau en France, ou encore la Garde de fer en Roumanie…, etc.

L’idée fasciste n’est donc pas «étroitement» italienne, contrairement à la volonté de Maurras saluant le fascisme comme exclusivement italien, en considérant que le bien commun ne pourrait dépasser les intérêts privés d’une nation en particulier. Or comme le constate Sidos : «le fascisme doit être perçu comme n’étant plus un phénomène strictement italien, dès lors que de tous ses ennemis le principal était le communisme international, autrement dit le socialisme marxiste, le bolchevisme. Aussi en vient-on à considérer que sa chute, due en grande partie au degré de puissance matérielle de la coalition antifasciste des démocraties libérales et de l’Union soviétique dirigée par Staline, a occasionné une régression incontestable de la civilisation européenne et de la chrétienté universelle. (2)

Pour prouver l’universalité d’un tel principe, rien n’est plus pratique que de remonter à la source en citant le fondateur premier de cette nouvelle ère, Mussolini : «J’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation est universel : italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c’est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XXe siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite. Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. (…) « J’entends l’honneur des nations dans la contribution qu’elles ont fournie à la culture de l’humanité». (3)

 

L’universel devient un principe tiré de la nature humaine elle-même, et celle des sociétés, la subversion mondialiste n’a finalement que singé l’universalisme, notamment chrétien, en voulant détruire les nations et les peuples de surcroît.

Aussi, le principe national d’un état souverain n’empêche pas cet universalisme, pas plus qu’il empêche le patriotisme qui est plus attaché à la géographie, aux frontières et aux notions charnelles de la terre et de nos ancêtres. L’universalité n’empêche pas l’existence des cultures nationales, au mieux elle les transcende et les sublimes, chaque nation, chaque communauté constitue toujours une véritable «unité de destin dans l’universel» comme le dit si bien le phalangiste J-A Primo de Rivera. Ainsi, la France conservera dans la Grande Europe son rôle de Fille aînée de l’Église. L’auteur Merel ajouterait ceci sur la question : «Le fascisme est un universalisme fondé sur la reconnaissance des valeurs morales objectives induites par une nature humaine identique en tout homme» et il «fait s’harmoniser adéquatement la protection des particularités nationales et la promotion des valeurs universelles». (4)

L’universel, tout comme le «racialisme» d’ailleurs, ne doit pas pour autant nous faire oublier, ou pires, nier les nationalités qui se sont constituées à travers l’histoire. Les nationalités sont tout au plus à «tempérer», tant les appétits nationaux et les cultures peuvent être antagonistes, c’est l’Église qui jouait ce rôle de tempérance en tout temps. Au final, chacun a son identité et c’est tant mieux, car pour être bon Européen encore faut-il d’abord être bon Français, bon Espagnol, bon Italien…, etc.

Dans le même ordre d’idée, par souci d’épurer le national-socialisme, Bardèche reprochait l’erreur suivante à Adolf Hitler : «Ce fut de jouer cette carte germanique seule et surtout de jouer l’homme germanique seul, à l’exclusion des autres hommes. Le fascisme n’a jamais rien dit sur l’homme germanique seul. Il aime bien l’homme germanique, le fascisme, il n’est pas contre : mais il ne lui reconnaît aucune exclusivité, il lui reconnaît des qualités, ce qui n’est pas la même chose, mais aucune exclusivité, et il n’y a pas de raison, je veux dire il n’y a aucune raison universelle, aucune raison de sagesse et de justice pour lui conférer en effet une exclusivité. Car l’Europe n’est pas seulement le Saint-Empire, elle est aussi l’Europe de César, elle est aussi la France de Louis XIV.» (5)

 

Également, à ceux qui, par sophisme ou par manque de formation, souvent issue des milieux de la Nouvelle droite, verraient dans le fascisme un simple esthétisme, rappelons tout de même que le mouvement des Faisceaux de combat n’a pas été seulement militant et porté vers le beau, mais il comprenait également un idéal et même une doctrine : « Il faut mettre les fascistes en contact les uns avec les autres et faire en sorte que leur activité soit aussi une activité de doctrine, une activité d’esprit et de pensée». Cette nécessité apparaissait comme pragmatique et vitale pour Mussolini dès 1924 : «Le fascisme italien, sous peine de mourir ou, pis encore, de se suicider, doit se donner un corps de doctrine.» ! (3)

Ces lignes n’ont pas la prétention de déterminer tout ce que peut incarner le fascisme, ses erreurs ou ses bienfaits, mais exposé en ce sens, avec la pensée fasciste par certains de ses promoteurs qui revendiquent tous l’universalité d’un tel principe en même temps que les valeurs nationales. Tout en assumant le meilleur de l’histoire à travers l’antiquité, le médiéval et le contemporain. La révolution fasciste ne peut être qu’universelle, européenne, nationale, sociale, organique, spirituelle, et contre-révolutionnaire : c’est-à-dire l’antithèse nette et catégorique de la grande cassure de 1789, ou elle ne sera pas !

C’est le seul chemin qui mène à la ville éternelle, resplendissante sous le soleil, et qui aura donné trois modèles de civilisations à l’humanité et au monde : la romanité, la catholicité et le fascisme.

 

« Désormais, c’est le seul chemin qui mène à Rome, dans la mesure du possible. »

Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(1) Paul Sérrant – Le romantisme fasciste.

(2) Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(3) Benito Mussolini – La doctrine du fascisme.

(4) Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

(5) Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ?

 

Florian Rouanet.

Le nationalisme et le fascisme

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Le nationalisme :

L’origine du terme : avant de définir la chose, il est intéressant de remonter au tout premier emploi du terme. Ce qui permet de trancher sur sa définition. La première origine du nationalisme est contre-révolutionnaire, et c’est grâce à l’abbé Augustin Barruel qui a pu mettre la main sur des documents maçonniques importants de l’époque révolutionnaire du XVIIIe siècle, que nous le savons très clairement. En effet, Adam Weishaupt le juif prussien et conjuré de la Révolution-subversion, fondateur des Illuminés de Bavière, a opposé dans ses textes « les partisans de l’amour national, ou nationalisme » et « les partisans de l’amour général » faisant référence ainsi à ladite République universelle, universaliste et sans frontière.
C’est une réaction contre la subversion bourgeoise et libérale de 1789.

La confusion : Il y eut une confusion sur le terme dès le début du XIXe siècle, à cause des républicains qui nommaient parfois « nationalisme » leur « théorie des nationalités ». Or, c’est ici l’origine de cette volonté de naturaliser tout corps étranger à la nation, le but étant de « républicaniser » les esprits, si bien que ces principes portent en eux-mêmes la naturalisation des étrangers qui a complètement dégénéré aujourd’hui. À l’époque, ce sont d’abord des juifs laïcisés qui accédaient au droit d’être considérés « français » par leur république.
Et c’est à Maurice Barrès que l’on doit la définition du nationalisme qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, grâce à la prédominance de ce titre d’article emblématique dans Le Figaro : « La querelle des nationalistes et des cosmopolites ». Les cosmopolites, c’est ainsi que l’on surnommait les mondialistes un siècle auparavant, puisque le projet de gouvernement mondial n’était pas aussi apparent qu’aujourd’hui. Suite à cela, le terme prit une telle envergure que les républicains n’osent plus l’employer et ont fini par l’abandonner.

Les nationalistes : nous avons eu nos penseurs et nos hommes d’action. Au départ il y eut Édouard Drumont, qui n’était pas connu que pour être un rude antijuif, mais également pour avoir défendu l’héritage du peuple français. Tout un petit peuple de paysans, d’ouvriers, d’actionnaires, de policiers et de curés suivait ses activités. Il est connu pour avoir critiqué toute l’actualité de la IIIe république, de même que nous nous opposons aujourd’hui à la Ve république.
On sort ensuite du pessimisme défaitiste dont Drumont était imprégné (auteur d’un livre au titre significateur de « La fin d’un monde ») grâce à Barrès, plus voué à l’action et proche de ligues patriotiques ; c’est le début d’une famille militante. Barrès affirme que « le nationalisme est une amitié » et que c’est aussi « l’acceptation d’un déterminisme », l’acceptation de ce qui est inné en nous, nous dépendons de ceux qui nous ont précédés, nos glorieux ancêtres vivent à travers nous, c’est ce qu’il appelle « la terre et les morts ». L’ordre naturel des choses.
Bien évidemment, on ne peut faire l’impasse sur Charles Maurras, un grand doctrinaire qui a rédigé des milliers de pages, dont nous ne sommes pas obligés de partager toutes les conclusions mais bien d’en tirer le meilleur. Sa pensée est à la fois scientifique et rationaliste (pas au sens desdites Lumières), basée sur l’expérience de l’Empirisme organisateur et du Nationalisme intégral qui renvoie au principe monarchique le plus fort.
On retrouve toute une synthèse de ces doctrinaires dans un livre, longtemps recommander aux militants nationalistes mais plus difficilement trouvable aujourd’hui : Doctrines du nationalisme de Jacques Ploncard d’Assac, livre où l’auteur traite de la doctrine politique non seulement en France mais même en Europe. Logique puisqu’il y a autant de nationalismes que de nations, chaque nation possède ses particularités.
Nous pouvons éventuellement revendiquer d’autres penseurs qui ne se sont pas défini proprement avec ce terme, comme Alexis Carrel, Joseph de Maistre et d’autres…

La définition : c’est en un mot défendre « le sol, le sang, et le ciel » pour reprendre une formule d’André Gandillon. C’est-à-dire défendre son patrimoine, son territoire, sa géographie, son peuple, sa race, son esprit et sa spiritualité. C’est aussi défendre sa souveraineté dans tous les domaines : aussi bien politique que financière, aussi bien culturelle que dans les ordres militaires…etc. C’est défendre le Bien commun.
Pour ce qui est de son aspect social, ses idées sont éprises d’un « socialisme » mais non démocratique, c’est-à-dire essentiellement attachés au Principe de subsidiarité et aux Corporations de métiers supprimés en 1791 par le franc-maçon Le Chapelier spoliateur des honnêtes gens. C’est déléguer a des échelons inférieurs tant qu’il est possible pour qu’une nation soit bien organisée en : villages-communes, départements-régions, villes-capitale, état-nation… De même qu’il existe des cercles naturelles qui lient l’individu a sa famille (proche, élargie et pourquoi pas militante) et a sa communauté régionale et nationale.

Le patriotisme : quelque chose de fort charnel, relatif à l’esprit militaire, il s’agit de défendre la Terre des pères, de défendre ses frontières. Alors que le nationalisme s’attache à l’Esprit des pères. Une distinction parfaitement opérée par Maurras.
Les deux doivent aller de pair, sans que le patriotisme physique (guerrier) empiète sur le nationalisme spirituel (lié à l’esprit), l’âme étant plus importante que le corps. C’est la distinction entre gaullisme et « pétainisme » comme nous le montre l’exemple dernière guerre mondiale en France.

L’héritage : nous avons un peuple d’origine celte et romaine, mais aussi franque dans le nord et wisigoth dans le sud, et dont la mission civilisatrice lui est donnée depuis le baptême de Clovis en 496.

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Le fascisme :

Mussolini en Italie : une autre doctrine nationale. Même si le mouvement fasciste prend pied avec la victoire de Benito Mussolini incarnée par la Marche sur Rome en automne 1922, et même si le Duce a affirmé d’abord que « le fascisme n’est pas un article d’exportation » ce ne sera plus un mouvement strictement italien. Rappelons pour commencer, que le Duce du fascisme a été influencé par différents penseurs, et parfois français, tels que Charles Péguy, Georges Sorel et en partie les nationalistes français cités plus haut.

Exportation en Europe : si l’expression du fascisme diffère selon les particularités nationales, on retrouve une même base dans cet idéal qui a embrasé toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres, à savoir : en France avec le Francisme de Marcel Bucard, reconnu après coup par Mussolini comme « l’expression du fascisme à la française » (mouvement qu’il a d’ailleurs soutenu financièrement), et en Espagne avec la Phalange bien que José-Antonio Primo de Rivera dit bien vouloir se distinguer du Faisceau italien.

Les principes : si c’est d’abord un mouvement porter sur l’action, une fois à la tête de sa patrie, Mussolini affirme qu’il faut « se donner un corps de doctrine » sous peine de disparaître… Le fascisme comparé au nationalisme stricte, est teinté de plus d’idéal, de mystique, de poésie et d’esthétique (ce qui n’empêche pas le réalisme). C’est ce qui apporte au nationalisme une certaine fraicheur. Le fascisme vise plus volontiers à une entente européenne, entre nations, pour défendre la civilisation blanche et chrétienne contre les deux mamelles internationalistes, le communisme et le libéralisme. Comme le rappelle Pierre Sidos : l’État fasciste a su concilier l’état et la religion ainsi que le social et le national. C’est un socialisme libéré de l’élément démocratique et quel bel exemple que celui du Duce brûlant symboliquement la dette pour dire à ces escrocs transnationaux qu’ils n’auront rien, ou encore en conduisant bien des banques au cimetière pour préserver son unité et éviter d’appliquer des mesures contraignantes envers et contre son peuple.

L’être fasciste : c’est avoir une volonté forte, l’idée de lutter contre ses vils instincts et les bas plaisirs. En somme une exhalation et un renforcement de l’esprit, le fasciste aimer l’action, le dépassement de soi, la camaraderie, l’ordre, en bref : le beau et le vrai !

Une doctrine universelle : Pour approfondir sur le sujet vous pouvez lire les écrivains fascistes français Maurice Bardèche et Robert Brasillach. L’universalité d’un tel idéal se retrouve dans les analyses de Bardèche qui voit en l’Égypte de Nasser ou encore chez Évita et le général Perron : un fascisme ou une forme de fascisme. C’est désormais le seul chemin qui mène à Rome, ville « qui a donnée trois civilisations à l’humanité et au monde » comme le montre l’histoire : entre romanité, catholicité et fascismes nationaux.
Tout ce qui est de principe monarchique est nôtre.

Texte tiré de deux discours donnés au Camp école de Jeune nation, promotion Robert Brasillach,le 10 juillet 2015.

Hommage à Robert Brasillach

« Robert Brasillach, l’idéal et la mystique fasciste », intervention tirée de « l’hommage aux morts du 6 février 34 » de Paris nationaliste (7 février 2015) :

Sommaire :
Robert Brasillach (étudiant maurrassien, guerre de 39-40, Maurice Bardèche, Je suis partout, procès), fascisme (jeunesse, patriotisme, France), antifascisme (républicains et rouges), manifestation du 6 février 1934…

Le reportage complet :

Le compte-rendu de Paris nationaliste