Entretien de juin 2017 de la Revue Militant

Vidéo :

L’entretien nationaliste en format vidéo numéro 14 de la revue Militant, en présence de son rédacteur en chef M. André Gandillon :

Sommaire :

0:58 – Quelle est la nature de l’Europe, ses origines, et les ethnies qui la composent ?

18:03 – Quelles sont les grandes périodes civilisationnelles de l’Europe durant l’antiquité ?

32:59 – Quels sont les grands moments européens, cette fois, durant l’histoire médiévale ?

49:15 – Que dire sur le contexte européen récent qui est passé du IIIe Reich à la domination progressive étasunienne et soviétique ?

1:15:32 – Que dire de l’actuelle structure qu’est l’Union européenne atlantiste ? 

1:28:47 – Y-a-t’ il des particularités européennes supplémentaires par la géographie entre nord/sud et est-ouest ?

Présentations :

L’Occident a pour fond commun l’origine des peuples indo-européens blancs, ce qui fait sa spécificité est son appartenance à la civilisation gréco-romaine et chrétienne. C’est le socle sur lequel nos nations charnelles contemporaines sont nais et se sont développées grâce aux influences pour le moins communes de Rome, de Byzance, de Charlemagne, de l’université parisienne, du Saint-Empire ; enfin pour la période moderne de la dirigeante allemande et des deux poumons est-ouest entre les américains et les russes (pour le meilleur et pour le pire cependant !).
L’Union européenne n’est qu’une vile caricature de cette notion historique d’Europe carolingienne, dans une version perverse à la fois transnationale, démocratique, matérialiste et athée ; soit l’anti-Europe.

La composition diversifiée de ces peuples définis en nationalités et en ethnies font la richesse du Vieux Continent, chacun concoure à son bien le plus commun par son dynamisme et selon ses caractères propres ; souvent bien marqué entre la méditerranée, le septentrion ou encore entre sa partie occidentale et sa partie orientale.
Ce sont les différentes personnalités européennes, à laquelle nous appartenons en tant que français, parce que «la culture européenne est une série d’infinies variations sur les mêmes thèmes ; elle est une par son contenu essentiel ; elle est multiple par les interprétations et modulations diverses.».

Citations :

L’Europe est «Un vaste ensemble constitués de multitudes de peuples avec leur caractère collectif unique ; plus génie propre»

«Au  cours  des  siècles  suivants,  durant  lesquels  le monde  européen  s’est  éparpillé  en  multiples  entités  et  organisé  en  système féodal, le cœur de l’Europe a battu essentiellement en France qui avait hérité de  l’empire  carolingien  le  «  magisterium  »  ;  l’Italie  avait  conservé  le « sacerdotium » de la chrétienté et l’Allemagne en avait repris le titre impérial, « l’imperium », emblème temporel de l’universalité chrétienne d’alors, devenue après  sa  sécularisation  cette  entité  culturelle  et  spirituelle  désignée  par  le cardinal Nicolas de Cuse sous le nom d’Europe au XVe siècle»

«Il  existe plusieurs  Europes  articulées  autour  d’axes  différents  :  par  exemple  l’axe méditerranéen marqué par les républiques italiennes, l’empire aragonais, l’axe atlantique  dont  le  royaume  de  Knut  le  Grand  puis l’empire  des  Plantagenets sont des illustrations, l’axe danubien illustré par l’Empire des Habsbourg, l’axe Dvina-Dniepr marqué par la Russie.»

«La culture européenne est une série d’infinies variations sur les mêmes thèmes ; elle est une par son contenu essentiel ; elle est multiple par les interprétations et modulations diverses.»

«Il faut viser la constitution d’un nouveau condominium européen d’inspiration confédérale capable de peser sur la géopolitique planétaire, dans l’intérêt  d’un  renouveau  de  la  puissance  de  notre  civilisation.  L’immense territoire  qui  va  de  l’Irlande  à  Vladivostok  est  un  atout  majeur  qui  ne donnera toute sa puissance qu’au travers d’une mutualisation des efforts de chaque nation qui l’occupe.»

AG - Les Europes

Entretien de mars 2017 de la Revue Militant

L’entretien filmé numéro 12 de Militant «revue nationaliste pour la défense de l’identité française et européenne», contenant des sujets de fonds et d’actualités depuis l’angle nationaliste et sous forme papier et vidéo, en présence de son rédacteur en chef, M. André Gandillon.

Nous proposons un nouveau format de vidéo avec deux angles de caméra pour ainsi voir l’entièreté des échanges entre tous les participants.

Revue Militant

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Nation, nationalisme et universalité.

Sommaire vidéo :

1:01 – Qu’est-ce que la nation ?

21:35 Qu’est-ce que la doctrine nationaliste ?

38:09 Comment redéfinir l’Ordre naturel face aux sophismes modernes ?

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– La nation est l’organe qui unit un groupe d’homme défini en tant qu’ordre sociologique supérieur, devant l’héritage passé et la volonté humaine à venir. Une unité de destin particularisé dans l’universel. Les civilisations l’ont toujours exprimé, des sagesses antiques d’abord païennes, de Summer et de Grèce par exemple.

Les divers peuples occidentaux issus des Indo-européens, dans leur forme d’organisation la plus aboutie, ont fait l’État et ses corps intermédiaires aidés par la Révélation chrétienne en vue du Bien commun des sociétés.

– La doctrine du nationalisme incarne les principes éternels objectivistes et réalistes, que la philosophie politique acquiert à travers l’expérience des siècles. Un pragmatisme et non une idéologie abstraite, à la fois ni nostalgique ni progressiste par essence, mais rigoureux et conservant la tradition enseignante dont s’enrichit les générations nouvelles.

Le nationalisme est ce qui vient défendre la nation dans sa constitution charnelle devant l’ordre terrestre. Les Français, eux, sont héritiers directs de l’histoire et de la politique de nos rois francs, cette doctrine est une réactualisation de cet ordre monarchique.

– Le constructivisme idéologique postrévolutionnaire de 89 a détruit ces notions naturelles et d’essence divine par son sophisme. Le libéralisme et le socialisme dans leur acception matérialiste sont de même nature fausse, réduisant l’homme à une machine simplement économique et non plus un animal raisonné au sein d’un tissu social.

L’homme est un élément important de l’ordre universel, et l’humanité est constituée d’une pluralité de peuples, ne pas l’admettre c’est nous mener à la Tour de Babel, à la destruction de cette beauté voulue par le Créateur.

Deus Vult.

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«Les nationalistes se trouvent aujourd’hui à la pointe du combat pour la survie de la civilisation, à commencer par la civilisation européenne et chrétienne. Les nationalistes français, en œuvrant à la défense et à la renaissance de la France si gravement menacée, concourent à cette action salutaire.»

Détails :

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Entretiens nov/déc. 2016 de la Revue Militant

«La France contre les robots», entretien de la Revue Militant pour novembre 2016 :

Les thèmes abordés concernent : la machination du travail, la révolution robotique et l’activité humaine, de la technologie et du progressisme, des bienfaits et des catastrophes.

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«Du populisme souverainiste au nationalisme français», entretien de la Revue Militant pour décembre 2016 :

L’objet de cet entretien est de savoir : ce qu’est le populisme avec des exemples historiques et actuels, sa carence doctrinale et son incohérence, la conception de souveraineté, s’il est bon d’user du moyen électoral, et ce que représente la démocratie régimiste..

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Entretien officieux devant l’Assemblée nationale (Le Petit Journal)

Une fois de plus, le Petit journal m’a interrogé, sans publier aucun passage, n’estimant très certainement rien de caricatural dans les propos suivants :

«Nous soutenons toutes les initiatives, qui vont dans le bon sens et qui s’oppose un minimum au régime en place.

La Manif pour tous ne s’oppose au système qu’à travers un seul aspect de la chose, l’anti-famille. En tant que nationaliste, nous sommes bien plus généraliste. Donc ce n’est pas simplement une opposition au «Mariage pour tous» ou à la GPA, qui ne sont pour nous que les conséquences d’une doctrine erronée. Le vrai problème c’est le libéralisme et le communisme, ces sophismes matérialistes qui asphyxie notre peuple.

Quant à la participation de Marion Maréchal-Le Pen à l’évènement ? Elle ne nous étonne pas, Marion représente l’aile droite du Front national, donc une ligne plus proche de nous, mais de notre côté, nous nous situons hors cadre démocratique. Donc en dehors de tout ça.»

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Compte-rendu officiel

L’idée fasciste est nationale et universelle (Revue Militant)

«L’idée fasciste est nationale et universelle», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°683 de juin 2016 en pages 4&5). Bulletin d’abonnement.

2016 Juin - L'idée fasciste et nationale et universelle

2016 Juin - L'idée fasciste et nationale et universelle 2

L’idée fasciste est nationale et universelle

« Je ne pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse. »

Robert Brasillach – Lettre à un soldat de la classe 60.

La «poésie» qui a embrasé toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres, prend certes pied en Italie avec la Marche des chemises noires sur Rome en automne 1922. Ceci dit ajoutons de suite que le Duce du fascisme lui-même a été fort influencé par différents penseurs et souvent français tels que Sorel, Péguy, Barrès, Maurras ou encore de Maistre…, etc. Ce qui nous permet de répondre avec Sérrant entre autres choses qu’«On a beaucoup reproché aux fascistes français d’avoir méconnu le génie national, en allant demander leur inspiration aux pays étrangers. Il est plus exact de dire que ce sont les pays étrangers qui ont parfois emprunté à des penseurs français les éléments doctrinaux de leurs révolutions nationales. » (1)

Et de fait, les fascismes nationaux ont existé à partir de cette période, ne serait-ce que par l’expression Phalangiste en Espagne, le Francisme et pourquoi pas Le Faisceau en France, ou encore la Garde de fer en Roumanie…, etc.

L’idée fasciste n’est donc pas «étroitement» italienne, contrairement à la volonté de Maurras saluant le fascisme comme exclusivement italien, en considérant que le bien commun ne pourrait dépasser les intérêts privés d’une nation en particulier. Or comme le constate Sidos : «le fascisme doit être perçu comme n’étant plus un phénomène strictement italien, dès lors que de tous ses ennemis le principal était le communisme international, autrement dit le socialisme marxiste, le bolchevisme. Aussi en vient-on à considérer que sa chute, due en grande partie au degré de puissance matérielle de la coalition antifasciste des démocraties libérales et de l’Union soviétique dirigée par Staline, a occasionné une régression incontestable de la civilisation européenne et de la chrétienté universelle. (2)

Pour prouver l’universalité d’un tel principe, rien n’est plus pratique que de remonter à la source en citant le fondateur premier de cette nouvelle ère, Mussolini : «J’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation est universel : italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c’est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XXe siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite. Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. (…) « J’entends l’honneur des nations dans la contribution qu’elles ont fournie à la culture de l’humanité». (3)

 

L’universel devient un principe tiré de la nature humaine elle-même, et celle des sociétés, la subversion mondialiste n’a finalement que singé l’universalisme, notamment chrétien, en voulant détruire les nations et les peuples de surcroît.

Aussi, le principe national d’un état souverain n’empêche pas cet universalisme, pas plus qu’il empêche le patriotisme qui est plus attaché à la géographie, aux frontières et aux notions charnelles de la terre et de nos ancêtres. L’universalité n’empêche pas l’existence des cultures nationales, au mieux elle les transcende et les sublimes, chaque nation, chaque communauté constitue toujours une véritable «unité de destin dans l’universel» comme le dit si bien le phalangiste J-A Primo de Rivera. Ainsi, la France conservera dans la Grande Europe son rôle de Fille aînée de l’Église. L’auteur Merel ajouterait ceci sur la question : «Le fascisme est un universalisme fondé sur la reconnaissance des valeurs morales objectives induites par une nature humaine identique en tout homme» et il «fait s’harmoniser adéquatement la protection des particularités nationales et la promotion des valeurs universelles». (4)

L’universel, tout comme le «racialisme» d’ailleurs, ne doit pas pour autant nous faire oublier, ou pires, nier les nationalités qui se sont constituées à travers l’histoire. Les nationalités sont tout au plus à «tempérer», tant les appétits nationaux et les cultures peuvent être antagonistes, c’est l’Église qui jouait ce rôle de tempérance en tout temps. Au final, chacun a son identité et c’est tant mieux, car pour être bon Européen encore faut-il d’abord être bon Français, bon Espagnol, bon Italien…, etc.

Dans le même ordre d’idée, par souci d’épurer le national-socialisme, Bardèche reprochait l’erreur suivante à Adolf Hitler : «Ce fut de jouer cette carte germanique seule et surtout de jouer l’homme germanique seul, à l’exclusion des autres hommes. Le fascisme n’a jamais rien dit sur l’homme germanique seul. Il aime bien l’homme germanique, le fascisme, il n’est pas contre : mais il ne lui reconnaît aucune exclusivité, il lui reconnaît des qualités, ce qui n’est pas la même chose, mais aucune exclusivité, et il n’y a pas de raison, je veux dire il n’y a aucune raison universelle, aucune raison de sagesse et de justice pour lui conférer en effet une exclusivité. Car l’Europe n’est pas seulement le Saint-Empire, elle est aussi l’Europe de César, elle est aussi la France de Louis XIV.» (5)

 

Également, à ceux qui, par sophisme ou par manque de formation, souvent issue des milieux de la Nouvelle droite, verraient dans le fascisme un simple esthétisme, rappelons tout de même que le mouvement des Faisceaux de combat n’a pas été seulement militant et porté vers le beau, mais il comprenait également un idéal et même une doctrine : « Il faut mettre les fascistes en contact les uns avec les autres et faire en sorte que leur activité soit aussi une activité de doctrine, une activité d’esprit et de pensée». Cette nécessité apparaissait comme pragmatique et vitale pour Mussolini dès 1924 : «Le fascisme italien, sous peine de mourir ou, pis encore, de se suicider, doit se donner un corps de doctrine.» ! (3)

Ces lignes n’ont pas la prétention de déterminer tout ce que peut incarner le fascisme, ses erreurs ou ses bienfaits, mais exposé en ce sens, avec la pensée fasciste par certains de ses promoteurs qui revendiquent tous l’universalité d’un tel principe en même temps que les valeurs nationales. Tout en assumant le meilleur de l’histoire à travers l’antiquité, le médiéval et le contemporain. La révolution fasciste ne peut être qu’universelle, européenne, nationale, sociale, organique, spirituelle, et contre-révolutionnaire : c’est-à-dire l’antithèse nette et catégorique de la grande cassure de 1789, ou elle ne sera pas !

C’est le seul chemin qui mène à la ville éternelle, resplendissante sous le soleil, et qui aura donné trois modèles de civilisations à l’humanité et au monde : la romanité, la catholicité et le fascisme.

 

« Désormais, c’est le seul chemin qui mène à Rome, dans la mesure du possible. »

Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(1) Paul Sérrant – Le romantisme fasciste.

(2) Pierre Sidos – À propos du fascisme.

(3) Benito Mussolini – La doctrine du fascisme.

(4) Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

(5) Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ?

 

Florian Rouanet.

Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique (Revue Militant)

«Le combat nationaliste sous le signe de la Croix celtique», article rédigé pour la revue Militant dirigée par André Gandillon (n°681 d’avril 2016 en pages 4&5).
Bulletin d’abonnement.

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La Croix celtique, longtemps réservée à la partie nord-occidentale du continent européen, dont les hauts vestiges sont : l’Irlande, l’Écosse et la Bretagne ; est aujourd’hui présente dans le monde entier.

Dans sa représentation aboutie, il s’agit de l’association d’une couronne et d’une croix grecque qui dépasse la circonférence du cercle.

Les représentations primitives et antiques :

C’est 6000 ans av JC qu’apparaît le premier emblème solaire, sa plus ancienne filiation, celle de la «roue à quatre rayons». Ce qui donnera vers 800 av JC la «rouelle solaire» et la « roue de chars solaires » présentent sur tout le vieux continent.

La symbolique implique l’idée de mouvement, le soleil, qui rythme la journée, et les quatre rayons, qui évoquent les quatre saisons.

La population celte, qui succède à l’âge de bronze, donne son nom à cette Croix cerclée. Il est important de constater que les druides de l’époque sacralisaient l’espace, avec des constructions religieuses aux frontières, initiant une sorte de patriotisme tribal, à la fois unitaire et spirituel.

Cette Croix, pas exclusivement celte, était présente également dans le folklore germanique, importée et exportée chez les Nordiques dû aux pillages et aux missionnaires, ainsi que chez les Indiens sioux en Amérique du nord. Il faut simplement voir ici, l’universalité de certains symboles.

La christianisation du symbole :

D’abord vu comme l’emblème de la persécution païenne, l’artiste chrétien ne représenta pas de Croix avant le IVe siècle. Il fallut donc attendre la Vraie Croix de sainte Hélène, pour imposer la Croix latine.

L’adhésion des Celtes au christianisme va renouveler leur art, et les moines irlandais ont voulu cette mutation de la roue solaire en Croix celtique. Une nouvelle forme donc,  suffisamment différente pour y mettre une autre définition. Et dès le VIIIe siècle, on retrouve la représentation aboutie de la Croix celte, telle que nous la connaissons de nos jours.

Elle sera présente dans l’architecture française et catholique. Utilisée par le Roi-Soleil Louis XIV, par les Bretons, ainsi que dans l’Église sous le nom de Croix eucharistique.

Des utilisations profanes contemporaines vont ensuite contribuer un peu plus à sa notoriété, entre néo-paganisme et littérature romancière…

La Croix cadet du Père Paul Doncœur :

Il est le précurseur de l’utilisation politique de la Croix celtique et en fait son emblème personnel, nommé Croix cadet.

En tant qu’aumônier pour la 28e brigade R.I., il aménage une chapelle souterraine à Notre-Dame de Vingré et fait sculpter cette Croix cadet au bas de l’autel.

Elle est aussi sa signature politique : le texte relatant son action dans «La Compagnie de Jésus» est signé de cette Croix. Et l’action de premier plan menée par le Père pour la défense de la religion contre le laïcisme durant l’entre-deux-guerres donnera une notoriété nouvelle à l’emblème.

La reprise par l’État français :

Sous le Maréchal Pétain, deux organisations retiennent notre attention pour leur emploi de l’emblème concerné. Les cadets d’Algérie reprennent la représentation en la nommant Croix d’airain, définie ainsi dans le Manuel des cadets : «le symbole de la jeunesse française». Et les Équipes nationales  empruntent le symbole à cette même jeunesse légionnaire d’Algérie.

L’emploi du symbole par l’État français va cependant passer pratiquement inaperçu, jusqu’à ce que viennent : les militants nationalistes français.

L’utilisation politique contemporaine :

Pierre Sidos : homme qui a la paternité et la légitimité absolue de son utilisation. Il déclare l’avoir choisie après l’avoir dessinée pendant son internement au camp du Struthof entre 1944 et 1946. Dans l’esprit de monsieur, il s’agissait de prendre «un symbole puissant capable de s’opposer à la croix de Lorraine choisie par De Gaulle». Et il définit ainsi la «Celtos» : «L’union d’une croix (spiritualité) et d’une couronne (souveraineté), à allier avec les couleurs du drapeau (nationalité). Ainsi elle incarne le nationalisme pas comme certains mouvements qui l’usurpe par leurs conceptions.»  (1)
Jeune nation : En la choisissant en 1954, la Croix cerclée restée jusqu’ici confidentielle aura un destin national. Le mouvement en répand usage en la peignant sur les murs de la métropole et d’Algérie.

L’emblème sera également employé par de nombreuses organisations, dont Occident et l’OAS par exemple.

Pour chaque militant engagé la celtos : «incarne dans leur esprit une volonté de réaction des peuples européens face à la subversion qui mine le continent occidental.» Symbole qui synthétise en une représentation simple toute leur doctrine. (2)

Elle est chantée dans le 4e couplet des Lansquenets et dans Nous voulons rester français composé par M. Sidos en 1964 sur l’air des Dragons de Noailles.

Une conclusion :

La Croix celtique, entre histoire et symbolisme, de la période antique à la période contemporaine en passant par l’épopée médiévale, a su conserver son identification, qui s’en est retrouvée fortifiée.

À nous de l’imposer, de faire triompher nos symboles, ceux de la France éternelle et de la civilisation européenne ; que ce soit le lys, la francisque ou le faisceau…etc. Ils sont une référence culturelle forte et primordiale dans la société d’image actuelle. (3)

(1) Les amis de Pierre Sidos – Croix celtique

(2) Thierry Bouzard – La Croix celtique, histoire et symbolisme.

(3) Ma conférence

Florian Rouanet.